• Il est de tradition de s'embrasser sous le gui lors du passage à la nouvelle année. C'est donc, serpette d'or* à la main et bravant la bise glaciale que je suis allée en quête d'un petit bouquet dans un grand arbre des environs...

    Ô gui l'an neuf...

     De grosses boules, telles des pompons dodus, sont accrochées à sa vénérable ramure nue...

    Ô gui l'an neuf...

     Que ces rameaux verts garnis de perles blanches sont tentants. Je les imagine bien attachés avec un joli ruban au dessus de ma porte....

    Ô gui l'an neuf...

    Gare, toutefois, à ces baies toxiques, elles ne sont comestibles que pour les oiseaux...

    Ô gui l'an neuf...

     Hélas, trois fois hélas, l'arbre était bien trop haut et a gardé jalousement les belles boules de gui. Impossible d'atteindre même la plus basse...j'avais l'air bien maligne avec ma serpette d'or* à la main. Je suis rentrée penaude et bredouille. Il n'y aura pas de bouquet de gui accroché au dessus de ma porte. Il nous faudra aller à travers la campagne, jusque sous l'arbre, pour nous embrasser au moment du passage à la nouvelle année afin que nos vœux soient exhaussés.

    *Les plus prosaïques auront remplacés d'eux même le mot "serpette d'or" par sécateur...mais ceux là, y sont même pas drôles.


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